Congé supplémentaire de naissance – synthèse 2026
Élément clé |
Règles applicables |
Texte de référence |
LFSS 2026 – article 99 |
Entrée en vigueur |
Enfants nés ou adoptés à compter du 1er janvier 2026 |
Durée du congé |
1 ou 2 mois au choix du salarié |
Bénéficiaires |
Salariés après congé maternité, paternité, accueil de l’enfant ou adoption |
Fractionnement |
Possible en deux périodes d’un mois |
Prise simultanée des parents |
Oui |
Suspension du contrat |
Oui |
Indemnisation |
IJSS sous conditions |
Montant IJSS (prévision) |
70 % du salaire net le 1er mois, 60 % le 2e mois |
Protection contre le licenciement |
Oui, sauf faute grave ou impossibilité de maintien |
Cumul avec congé parental |
Oui, possible après le congé de naissance |
La LFSS 2026 instaure un nouveau congé de naissance
La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, définitivement adoptée le 16 décembre 2025, crée un congé supplémentaire de naissance destiné à renforcer l’accompagnement des parents à l’arrivée d’un enfant. Ce nouveau dispositif s’appliquera aux naissances et adoptions à compter du 1er janvier 2026, ainsi qu’aux enfants nés avant cette date lorsque la naissance était initialement prévue après le 1er janvier 2026.
Une durée flexible au choix du salarié
Après avoir bénéficié d’un congé de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant ou d’un congé d’adoption, le salarié pourra demander un congé supplémentaire de naissance d’une durée de un ou deux mois, selon son choix. Cette condition d’épuisement des congés initiaux ne s’appliquera toutefois pas lorsque le salarié n’a pas pu bénéficier des indemnités journalières de sécurité sociale.
Chacun des deux parents pourra ainsi profiter de ce congé, de manière simultanée ou successive. Le congé entraînera une suspension du contrat de travail et pourra être fractionné en deux périodes d’un mois. En revanche, il ne pourra pas être pris sous la forme d’une réduction du temps de travail.
Ce nouveau congé n’exclut pas le recours ultérieur au congé parental d’éducation, qui pourra être sollicité à l’issue du congé supplémentaire de naissance.
Information de l’employeur et délai de prise
Pour bénéficier de ce congé, le salarié devra informer son employeur de la date de début et de la durée du congé. Les modalités précises de cette information seront fixées par décret. Le délai de prévenance devrait être compris entre 15 jours et un mois, avec une possible réduction lorsque le congé est pris immédiatement après un congé de paternité ou d’adoption.
Le congé pourra être pris soit à la suite directe des congés liés à la naissance ou à l’adoption, soit après une reprise du travail, et ce jusqu’au neuvième mois de l’enfant, selon les indications de l’étude d’impact du texte.
Droits et garanties du salarié
Pendant le congé supplémentaire de naissance, le salarié bénéficiera d’une protection renforcée contre le licenciement, sauf en cas de faute grave ou d’impossibilité de maintenir le contrat pour un motif étranger à la naissance ou à l’adoption. Le congé ne fera toutefois pas obstacle à l’échéance d’un contrat à durée déterminée.
La durée du congé sera assimilée à du temps de travail effectif pour le calcul de l’ancienneté. Le salarié conservera l’ensemble des avantages acquis avant le départ en congé et ne pourra exercer aucune autre activité professionnelle durant cette période.
À l’issue du congé, il retrouvera son poste ou un emploi équivalent, avec une rémunération au moins égale, et pourra bénéficier d’un entretien de parcours professionnel si celui-ci n’a pas déjà eu lieu.
Indemnisation par la sécurité sociale
Le congé supplémentaire de naissance ouvrira droit, sous conditions, au versement d’indemnités journalières de sécurité sociale. Le salarié devra cesser toute activité professionnelle et remplir les conditions d’ouverture de droits aux IJSS de maternité, paternité ou d’adoption.
Le montant des IJSS sera fixé par décret. Selon l’étude d’impact du projet de loi, l’indemnisation pourrait atteindre 70 % du salaire net antérieur le premier mois et 60 % le second mois, dans la limite du plafond annuel de la sécurité sociale. Le régime social et fiscal applicable serait identique à celui des IJSS maladie.
Ces indemnités ne pourront pas être cumulées avec d’autres prestations telles que les IJSS maladie, maternité, paternité, adoption, les allocations chômage ou encore la prestation partagée d’éducation de l’enfant (PréPaRe).
Les périodes indemnisées seront prises en compte pour l’ouverture des droits à pension de vieillesse.